Comment aider sans tout donner ?

Comment aider sans tout donner de soi ? C’est une question à laquelle il est très difficile de répondre pour une personne qui aide un proche gravement malade ou en fin de vie. Ceux qu’on appelle les “aidants naturels”, parce qu’ils ne sont pas rémunérés pour aider.

Ces personnes en aident une autre (enfant, mère, père, conjoint(e)) par générosité, par amour ou même par devoir. Peu importe leurs raisons de le faire, il est très éprouvant de vivre auprès d’une personne qui dépend totalement, de jour comme de nuit, des soins qu’on lui accorde. D’ailleurs, 25% des aidants naturels souffriraient de dépression selon le Réseau entre-aidants qui lance sa campagne “Pas des superhéros”.

Soutenir une personne malade ou en perte d’autonomie dans son quotidien, c’est lui faire à manger, la laver, la peigner, veiller à sa sécurité et à la divertir, répondre à ses demandes, etc. Cela, en plus d’être fatigant, donne très peu de place pour les besoins personnels de la personne qui aide. Peu de temps pour s’assoir et lire tranquillement, faire une promenade sans but, prendre un café avec un ami. L’aidant se sent responsable du bien-être de l’autre, et peut perdre par la même occasion la mesure de son propre bien-être. C’est ce qui peut entrainer l’épuisement le plus insidieux, la fatigue émotionnelle et affective, ainsi que le sentiment d’être isolé, voir délaissé.

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