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	<title>Isabelle Binet, psychologue</title>
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	<description>Psychothérapie, relations humaines et interculturelles</description>
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		<title>Pourquoi éviter de placer les enfants devant la télévision avant 3 ans ?</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 00:19:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[La psycho au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Petits conseils de psy]]></category>
		<category><![CDATA[Enfant]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Publié en 2009, l’ouvrage intitulé “Faut-il interdire les écrans aux enfants ?” répond de manière simple aux interrogations des parents à ce sujet (lien ici).</p>
<p>En résumé, cette réponse est oui, il faut éviter le plus possible les écrans, principalement avant l’âge de trois ans. Ce point de vue vient contredire (encore, faut-il le souligner) les campagnes <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://isabellebinet.com/?p=78">Pourquoi éviter de placer les enfants devant la télévision avant 3 ans ?</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Publié en 2009, l’ouvrage intitulé “<strong>Faut-il interdire les écrans aux enfants ?</strong>” répond de manière simple aux interrogations des parents à ce sujet (lien <a href="http://www.amazon.ca/gp/switch-language/product/2918414123/ref=topnav_switchLang?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1266676994&amp;sr=8-1&amp;language=fr_CA" target="_blank">ici</a>).</p>
<p>En résumé, cette réponse est oui, il faut éviter le plus possible les écrans, principalement avant l’âge de trois ans. Ce point de vue vient contredire (encore, faut-il le souligner) les campagnes de publicité “Baby Einstein” et autres chaînes spécialisées pour les bébés (voir <a href="http://www.time.com/time/health/article/0,8599,1650352,00.html" target="_blank">ici</a> pour un article du Time sur le sujet).</p>
<p>Le bébé avant trois ans apprend principalement de ses interactions avec le monde qui l’entoure, avec ses parents, frères et soeurs, ses petits copains et éducateurs. Il apprend en touchant, flairant, portant à sa bouche, bref en jouant avec les personnes et les objets. C’est de cette manière que le développement de son cerveau se fait de manière harmonieuse et optimale. Devant l’écran, il est passif et soumis à un rythme de stimulations qui n’est pas le sien. De plus, évidemment, ses cinq sens ne sont pas sollicités.</p>
<p>C’est en apprenant à jouer, parfois seul et parfois avec les autres que l’enfant apprend à développer graduellement ce qui deviendra son moi, sa capacité à se créer une “bulle” un sentiment de sécurité et d’intimité avec lui-même.</p>
<p>Les auteurs notent toutefois que nous vivons dans un monde où il est impossible d’empêcher tous les contacts avec les écrans. La télévision n’est pas toxique au point de devoir la bannir. Il s’agit plutôt de ne pas installer l’enfant devant en pensant que c’est bon pour lui. S’il chigne et qu’il s’ennuie, il est préférable de l’accompagner graduellement de manière à faire en sorte qu’il soit capable de jouer seul (avec l’adulte à proximité en cas de besoin) de plus en plus longtemps. Même si cela demande de l’énergie, les gains seront énormes sur la qualité de vie à long terme pour l’enfant et la famille.</p>
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		<title>Détresse psychologique des enseignants : à qui de s’adapter ?</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 00:14:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Adaptation]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Une étude menée par madame Nathalie Houlfort de l’École nationale d’administration publique auprès de 2400 enseignants du primaire et du secondaire au Québec révèle un taux de détresse psychologique considérable. Une entrevue a été réalisée avec la chercheuse à la radio de Radio-Canada hier (ici pour l’écouter).</p>
<p>Selon cette étude, 19% des enseignants qualifient de “moyenne” ou <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://isabellebinet.com/?p=76">Détresse psychologique des enseignants : à qui de s’adapter ?</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une étude menée par madame Nathalie Houlfort de l’École nationale d’administration publique auprès de 2400 enseignants du primaire et du secondaire au Québec révèle un taux de détresse psychologique considérable. Une entrevue a été réalisée avec la chercheuse à la radio de Radio-Canada hier (<a href="http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/Desautels201002101732_1.asx" target="_blank">ici</a> pour l’écouter).</p>
<p>Selon cette étude, 19% des enseignants qualifient de “moyenne” ou “médiocre” leur santé mentale, étant affectés par le stress, la surcharge de travail et un manque d’autonomie professionnelle. Dans la population en général, ce taux est de 8,1% (donnée de l’Institut de la statistique du Québec). Les enseignants seraient donc deux fois plus affectés que les autres personnes de la population active.</p>
<p>Toujours selon cette étude, près de la moitié des enseignantes et enseignants vivent de l’anxiété, 60 % présentent des symptômes d’épuisement professionnel au moins une fois par mois, et plus de 20 % en font l’expérience au moins une fois par semaine.</p>
<p>Étant donné qu’elle rapporte un fort engagement des enseignants dans leur travail (”ils aiment enseigner, ils aiment leurs élèves, ils sont passionnés de leur travail”) la chercheuse explique ce taux élevé de détresse psychologique par différents facteurs de nature organisationnelle.</p>
<p>Voici les trois principaux :</p>
<p>1. La charge élevée de travail : ce facteur inclut le manque de temps de préparation des cours et des activités, le manque de temps pour la correction, qui doit souvent être faite à la maison, le temps élevé consacré à des tâches administratives (formulaires, plans d’intervention, bulletins) et le “rythme effréné” des semaines de travail.</p>
<p>2. Les problèmes de gestion de classe : l’énergie consacrée à faire la discipline bien sûr mais surtout “l’ambiguité administrative”(le manque de soutien de la direction) associé à cet aspect du travail.</p>
<p>3. Le manque d’autonomie professionnelle : la difficulté d’organiser son travail de manière à ce qu’il corresponde vraiment à ses valeurs personnelles et le peu de capacité de faire des choix dans les méthodes.</p>
<p>La chercheuse constate que 23% des enseignants souhaiteraient quitter la profession d’ici 5 ans. Les plus affectés sont les professeurs ayant une expérience d’environ 6-7 années d’enseignement (âgés de 30-40 ans). Ce sont donc les personnes qui devraient être au sommet de leur engagement, de leur volonté de dépassement professionnel, qui au contraire ont l’envie de quitter.</p>
<p>Les solutions proposées : ajuster le temps de travail de préparation et de correction, diminuer le nombre d’élèves par classe et augmenter les ressources pour les élèves en difficulté.</p>
<p>Il est toujours intéressant de constater que lorsqu’un nombre significatif de personnes d’un même groupe sont affectées de la même manière, il ne s’agit plus de solliciter les capacités d’adaptation des individus, mais de faire en sorte que l’organisation elle-même s’adapte aux besoins de ses employés. Cet exemple de l’enseignement est des plus révélateurs en ce sens. Les demandes de ressources et de temps, répétées par les divers groupes d’intérêt (syndicats, fédérations, etc.) depuis des années, continuent d’être peu entendues semble-t-il.</p>
<p>Au final, c’est la qualité de l’enseignement qui en souffre, pas seulement les professeurs.</p>
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		<title>Campagne de prévention du suicide 2010 : que faire ?</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 00:11:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[Suicide]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Au coeur de la semaine de prévention du suicide, l’Association québécoise de prévention du suicide met en ligne une nouvelle campagne à laquelle nous pouvons tous contribuer. Il s’agit d’aller sur leur site internet (ici) et de cliquer sur l’icône “Ajouter ma voix” qui se trouve en haut à droite.</p>
<p>Vous pouvez en profiter pour vous informer <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://isabellebinet.com/?p=73">Campagne de prévention du suicide 2010 : que faire ?</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au coeur de la semaine de prévention du suicide, l’Association québécoise de prévention du suicide met en ligne une nouvelle campagne à laquelle nous pouvons tous contribuer. Il s’agit d’aller sur leur site internet (<a href="http://www.aqps.info/" target="_blank">ici</a>) et de cliquer sur l’icône “Ajouter ma voix” qui se trouve en haut à droite.</p>
<p>Vous pouvez en profiter pour vous informer sur le phénomène, sur les formations et ateliers disponibles ou pour faire un don. Faites passer le mot. Chaque geste compte pour sauver des vies.</p>
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		<title>Trouble de stress post-traumatique : surtout, ne pas nuire</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2010 00:11:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Interculturel]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Le Globe and Mail a fait paraître l’article “L’industrie du deuil à la rescousse” (traduction libre). Ici pour lire l’article. Il s’agit d’un regard critique sur l’aide apportée aux personnes endeuillées suite à un drame comme celui qui secoue Haïti en ce moment. La question posée est la suivante : les “experts” sont-ils vraiment les mieux <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://isabellebinet.com/?p=71">Trouble de stress post-traumatique : surtout, ne pas nuire</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Globe and Mail a fait paraître l’article “L’industrie du deuil à la rescousse” (traduction libre). <a href="http://www.theglobeandmail.com/news/opinions/grief-industry-to-the-rescue/article1433336/" target="_blank">Ici</a> pour lire l’article. Il s’agit d’un regard critique sur l’aide apportée aux personnes endeuillées suite à un drame comme celui qui secoue Haïti en ce moment. La question posée est la suivante : les “experts” sont-ils vraiment les mieux placés pour aider les gens à faire leur deuil?</p>
<p>Une seconde question découle de celle-ci. Est-ce que le fait de parler de l’événement traumatique et des réactions et émotions qu’il a suscité immédiatement après l’événement réduit l’ampleur du trouble de stress post-traumatique (TSTP) ou en prévient l’apparition?</p>
<p>Dans la littérature scientifique, on peut trouver que oui, effectivement, cela est aidant. Dans ma (courte) pratique clinique, j’ai pu observer que chez mes clients, plus l’intervention est survenue rapidement après l’événement, plus la capacité à s’y adapter est grande (les symptômes diminuent plus facilement, la personne reprend plus rapidement sa vie quotidienne).</p>
<p>Par contre, il y a beaucoup de variabilité entre les individus, en fonction de l’événement lui-même, des séquelles (blessures physiques, pertes de ses capacités, douleur chronique, etc.), de la présence de traumatismes antérieurs ou non et du sens que prend l’événement pour la personne (une épreuve ou un drame insurmontable).</p>
<p>Le traitement aussi, évidemment, y est pour quelque chose. C’est à dire, ce qu’on propose à la personne qui vient consulter : des rencontres de groupe ou individuelles, l’approche utilisée, etc. Et aussi le temps dont on dispose. Traiter un PTSD peut prendre des années lorsqu’il est sévère et on arrive parfois à des résultats très mitigés : la personne trouve plus de paix, a moins de symptômes, mais surtout les comprend mieux, et elle peut trouver une capacité à fonctionner mais dans certains cas, jamais complètement.</p>
<p>Un collègue dont c’est la spécialité de traiter ce trouble me racontait récemment qu’il avait recommandé à un client qui avait vécu la guerre dans son pays d’origine, de ne pas entamer de thérapie parce que le client n’avait pas les moyens financiers de payer une longue thérapie. Comme il était impossible de lui venir en aide sur du long terme, il lui avait recommandé “d’enterrer ça le plus loin possible” au fond de lui-même, faute de quoi “parler” aurait fait ressurgir des blessures qui seraient restées à vif.</p>
<p>C’est ce qui risque fortement de survenir en Haïti dans le cadre des programmes qui sont instaurés, si les intervenants n’ont pas la possibilité d’agir à long terme auprès des personnes affectées. Lorsque je travaillais en psychiatrie, avec l’équipe d’intervenants, on se rappelait souvent : SURTOUT, NE PAS NUIRE.</p>
<p>Un autre aspect soulevé par l’article que j’évoquais plus haut est plus subtile et tout aussi intéressant. Voici la citation :</p>
<p>“As British writer Frank Furedi has observed, the relentlessly expanding role of expertise into the private sphere conveys the message that individuals are unable to manage important aspects of their lives without professional guidance.”</p>
<p>En d’autres mots, la présence toujours plus grande d’experts en santé mentale de tous horizons n’envoie-t-elle pas le message que les gens sont incapables de faire face aux défis importants de leur vie sans être guidés par un professionnel ?</p>
<p>Ce constat serait trop sévère, mais poser la question a le mérite de désigner une situation très délicate dans le cas d’Haïti. On pourrait dire un peu la même chose dans le cas des autochtones d’ici. À force de les voir comme des êtres sans ressources, de les traiter comme tel, leur dépendance envers les “experts” est de plus en plus grande. Que faire maintenant ?</p>
<p>Évidemment, rester les bras croisés est hors de question. Cependant, il faudrait d’abord les laisser enterrer leurs morts selon les rituels qu’ils choisiraient. Seraient-ils vaudous ou chrétiens? Différents selon les régions? Cela en continuant de les soutenir dans la reprise de la vie quotidienne. Il s’agit d’une chose très difficile à faire étant donné nos biais culturels.</p>
<p>Je pense à l’attentat de Bali en 2002 dans lequel près de 200 personnes avaient trouvé la mort en plus de causer de centaines de blessés. Les Balinais avaient réagi en faisant un rituel funéraire de prières et d’offrandes dans la tradition hindouïste, qui visait entre autres la purification et la protection des habitants de l’île.</p>
<p>“En l’absence de réponse traditionnelle appropriée pour traiter cette violence inédite, les autorités religieuses de l’île élaborent un nouveau rituel funéraire, destiné à exorciser le traumatisme de la catastrophe. Ce rituel comprend différentes étapes de prière, de pardon, de purification et de protection (Tawur Agung Pamarisudha Karipubhaya). Au-delà de sa charge symbolique et religieuse, il a également une portée politique et économique.” (<a href="http://ville-geneve.ch/culture/coin_presse/dossier_presse/dpScenario.pdf">Ici</a> pour la référence, page 10).</p>
<p>Mon impression est que ce type de pratique serait d’autant plus réparatrice qu’une grande part des haïtiens se demandent ce qu’ils ont fait à Dieu. J’espère que les Haïtiens feront honneur à leurs morts selon leurs rituels, même si pour cela il faut innover étant donné l’ampleur du drame. Aux personnes intéressées, je suggère le livre de Magali Molinié, “<a href="http://lelecteur.ca/?p=53">Soigner les morts pour guérir les vivants</a>“… Mais je ne suis pas une experte.</p>
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		<title>Haïti</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 20:54:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Le monde]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>J’appuie Médecins Sans Frontières suite au tremblement de terre qui a secoué Haïti il y a quelques jours. C’est un choix tout à fait personnel lié au fait qu’ils sont présents depuis de nombreuses années sur le terrain, qu’ils sont indépendants des décisions politiques et que leur expertise est excellente dans de telles situations. Ils offrent <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://isabellebinet.com/?p=69">Haïti</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’appuie Médecins Sans Frontières suite au tremblement de terre qui a secoué Haïti il y a quelques jours. C’est un choix tout à fait personnel lié au fait qu’ils sont présents depuis de nombreuses années sur le terrain, qu’ils sont indépendants des décisions politiques et que leur expertise est excellente dans de telles situations. Ils offrent des soins médicaux de base, de la chirurgie, de l’obstétrique et des soins en cas de malnutrition chez les enfants et les nourrissons. Certains services psychologiques sont aussi offerts bien que cela ne soit pas leur plus grand axe d’action. Ils rendent compte de leurs actions chaque jour à <a href="http://www.msf.ca/fr/actualites-media/dernieres-nouvelles/" target="_blank">cette adresse</a>.</p>
<p>De nombreuses personnes sont affectées directement ou indirectement par cette tragédie. Elles ont toute ma sympathie.</p>
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		<title>Psychothérapie et internet : (trop) belles promesses ?</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 20:47:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>J’ai décidément très hâte que la loi 21 régissant la psychothérapie soit appliquée : on trouve vraiment de tout dans le domaine en navigant sur le net. Des personnes les plus sérieuses et rigoureuses dans leur pratique, aux charlatans qui promettent des miracles. Heureusement, comme me disait un collègue aujourd’hui, on peut tout de même faire <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://isabellebinet.com/?p=67">Psychothérapie et internet : (trop) belles promesses ?</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai décidément très hâte que la loi 21 régissant la psychothérapie soit appliquée : on trouve vraiment de tout dans le domaine en navigant sur le net. Des personnes les plus sérieuses et rigoureuses dans leur pratique, aux charlatans qui promettent des miracles. Heureusement, comme me disait un collègue aujourd’hui, on peut tout de même faire confiance au gros bon sens de gens qui sont de plus en plus informés, qui posent de plus en plus de questions et qui ne se laissent pas “embarquer” si facilement. Mais tout de même. C’est toujours les plus vulnérables qui sont abusés.</p>
<p>Comment peut-on promettre de régler des problèmes comme la dépression, l’anxiété, les dysfonctions sexuelles, l’anorexie, le manque de confiance en soi, la dépendance, et bien d’autres en 4 séances d’hypnose (dixit un site actif sur le net)? Ça me dépasse.</p>
<p>Non que je veuille discréditer l’hypnose. Bien que je la connaisse mal, je sais qu’il s’agit d’une approche qui est utile dans certains cas. Mais de prétendre tout régler en 4 séances et se dire psychothérapeute, c’est vraiment trop fort!</p>
<p>Et que dire de la psychothérapie via webcam ? C’est tout bonnement impossible à mon avis. On peut conseiller, coacher, donner du soutien en faisant de l’écoute active et des “hum hum” à la tonne… Ça ne fait pas de cela de la psychothérapie. Même si on se voit, une chose très importante est impossible via webcam : se regarder dans les yeux. De plus, on obtiendra jamais dans ce type de relation l’engagement dans le traitement du client et du thérapeute qu’on obtient dans une relation en face à face.</p>
<p>Il s’agit donc d’un contact intéressant, qui peut être utile, mais il ne s’agit pas d’une rencontre psychothérapeutique dans la mesure ou on ne peut espérer de changement significatif comme dans la définition suivante :</p>
<blockquote><p>“La psychothérapie est un traitement psychologique pour un trouble mental,<br />
pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant<br />
une souffrance ou une détresse psychologique qui a pour but de favoriser chez<br />
le client des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif,<br />
émotionnel ou comportemental, dans son système interpersonnel, dans sa<br />
personnalité ou dans son état de santé. Ce traitement va au-delà d’une aide<br />
visant à faire face aux difficultés courantes ou d’un rapport de conseils ou de<br />
soutien.”                                                                                                Projet de loi 21</p></blockquote>
<p>Je conçois tout à fait que pour certaines personnes le contact direct avec un thérapeute, en face à face, est stressant, voire même insupportable. Dans ces cas, il peut faire partie de la thérapie d’amener la personne à se déplacer pour rencontrer le thérapeute en personne, en passant d’abord par le contact téléphonique, puis la webcam. Il s’agit alors d’un ajustement légitime aux besoins spécifiques d’une personne aux prises avec de grandes difficultés relationnelles.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, il faut faire preuve de discernement dans les choix des ressources et des moyens qu’on trouve sur internet. Pour trouver un bon psychothérapeute je recommande toujours le site de l’<a href="http://www.ordrepsy.qc.ca/fr/formulaires/service_ref.sn">Ordre des psychologues du Québec</a> ou celui de la <a href="http://www.sqpp.org/">Société québécoise des psychothérapeutes professionnels.</a></p>
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		<title>Les antidépresseurs font (encore) la une</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Jan 2010 20:44:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Inefficaces pour 70% des patients les antidépresseurs ? C’est ce qu’allègue le grand titre du Devoir ce matin.</p>
<p>Je suis toujours sceptique lorsque je lis ce genre de gros titre accrocheur (même dans le Devoir). Avec raison. D’autant plus que les antidépresseurs sont pris par beaucoup de gens et décriés par beaucoup d’autres, à tort ou à <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://isabellebinet.com/?p=65">Les antidépresseurs font (encore) la une</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Inefficaces pour 70% des patients les antidépresseurs ? C’est ce qu’allègue le grand titre du <a href="http://http/www.ledevoir.com/societe/sante/280616/les-antidepresseurs-sont-inefficaces-pour-70-des-patients">Devoir ce matin</a>.</p>
<p>Je suis toujours sceptique lorsque je lis ce genre de gros titre accrocheur (même dans le Devoir). Avec raison. D’autant plus que les antidépresseurs sont pris par beaucoup de gens et décriés par beaucoup d’autres, à tort ou à raison. L’article précise plus loin que la majorité des personnes qui prennent cette médication (le fameux 70%) souffre de dépression légère à modérée, et que dans ce cas, une étude récente démontre qu’elle n’a pas plus d’effet qu’un placebo. Par contre, la prise d’antidépresseurs pour les personnes qui ont une dépression majeure serait incontestablement efficace.</p>
<p>Le journaliste apporte cependant une nuance importante : les études citées ont eu lieu sur une durée de six semaines seulement. En pratique, je peux vous assurer que c’est à peine le temps que prend le médecin pour déterminer la bonne dose à administrer et le corps pour s’ajuster à la médication. Qu’on ait affaire à des symptômes légers ou non. Il est aussi précisé dans l’article que le taux de rechute est très important après six semaines, peu importe qu’on ait reçu un placebo ou un traitement : la recherche en elle-même constituerait une sorte de traitement puisqu’on peut parler à une infirmière, à un médecin, qu’on a un suivi régulier.</p>
<p>Bref, il faut beaucoup plus de temps pour évaluer l’efficacité des antidépresseurs, quelques mois peut-être. Je peux ajouter que les recherches démontrent de plus en plus d’autres facteurs qui peuvent influencer l’efficacité du traitement aux antidépresseurs : certains facteurs génétiques, la présence d’autres troubles mentaux, la présence de stress important, la consommation d’alcool, l’histoire personnelle, etc.</p>
<p>Un dernier facteur à noter, qui me paraît très intéressant : la préférence de la personne.  Respecter les préférences (médication, psychothérapie individuelle ou de groupe, etc) influencerait l’évolution favorable du traitement en plus de diminuer les chances d’abandon en cours de route (Psychologie Québec, janvier 2008).</p>
<p>J’ai déjà observé ce phénomène dans ma pratique : il ne sert à rien d’aller contre le courant. Si une personne est vraiment inconfortable avec un traitement, quel qu’il soit, comment cela pourrait-il l’aider ? On ne peut tirer sur les fleurs pour qu’elles poussent, dit un proverbe africain.</p>
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		<title>Le cannabis causerait plus de dépression et d’anxiété chez les adolescents</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 20:40:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle</dc:creator>
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		<category><![CDATA[La psycho au quotidien]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Une chercheuse de l’Université Mc Gill, Dr Gobbi, psychiatre, s’est penchée sur les effets physiologiques du cannabis en étudiant son impact sur la production des neurotransmetteurs (molécules qui assurent le bon fonctionnement du cerveau).</p>
<p>Elle a observé qu’un usage quotidien chez les adolescents entraîne une baisse de la sérotonine, la molécule qui intervient dans la dépression. Cela <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://isabellebinet.com/?p=63">Le cannabis causerait plus de dépression et d’anxiété chez les adolescents</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une chercheuse de l’Université Mc Gill, Dr Gobbi, psychiatre, s’est penchée sur les effets physiologiques du cannabis en étudiant son impact sur la production des neurotransmetteurs (molécules qui assurent le bon fonctionnement du cerveau).</p>
<p>Elle a observé qu’un usage quotidien chez les adolescents entraîne une baisse de la sérotonine, la molécule qui intervient dans la dépression. Cela affecterait négativement l’humeur à court terme, tout de suite après la consommation de la drogue et à long terme cela pourrait causer des dommages permanents. La capacité du cerveau de “balancer” l’humeur serait significativement affectée. Selon les résultats obtenus dans cette recherche, la même chose se produit avec la norépinéphrine, le neurotransmetteur qui intervient dans la gestion du stress, entraînant une plus grande vulnérabilité à l’anxiété.</p>
<p>Le cannabis est souvent considéré comme une drogue “douce”. C’est une des drogues les plus consommées au pays. Il est cependant intéressant de connaître les impacts potentiels d’une consommation régulière, particulièrement à l’adolescence. Comme dans tout, la modération a bien meilleur goût !</p>
<p>Réf. : <a href="http://www.sciencedaily.com/releases/2009/12/091217115834.htm" target="_blank">Science Daily</a></p>
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		<title>Les fêtes s’en viennent : on respire par le nez !</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 20:37:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[La psycho au quotidien]]></category>
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		<category><![CDATA[Contrôle]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Il y en a qui s’en vont dans le Sud. Des vacances bien méritées. D’autres (comme moi) doivent rester sagement à la maison et faire face à ce qui les attend : le congé à la maison et les fêtes de noël en famille !</p>
<p>Amuser les enfants en vacances, organiser les repas familiaux, faire des activités <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://isabellebinet.com/?p=61">Les fêtes s’en viennent : on respire par le nez !</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y en a qui s’en vont dans le Sud. Des vacances bien méritées. D’autres (comme moi) doivent rester sagement à la maison et faire face à ce qui les attend : le congé à la maison et les fêtes de noël en famille !</p>
<p>Amuser les enfants en vacances, organiser les repas familiaux, faire des activités de toutes sortes… on peut en perdre son latin. Pour certains, l’idée d’avoir des moments de libre est angoissante : ils ont peur de s’ennuyer, ou pire, que les vacances soient “plates”, que les autres s’ennuient en leur compagnie.</p>
<p>Pour d’autres, c’est être confronté à la rencontre avec la famille, celle qu’on voit rarement et qui pose toujours les mêmes questions : “pis, quoi de neuf, qu’est-ce que tu fais de bon ?”… pas facile si on a pas envie d’en parler, si ça ne va pas si bien qu’on voudrait dans sa vie.</p>
<p>Quelques suggestions glanées ici et là :</p>
<ul>
<li><strong>Donnez-vous du temps pour      être seul,</strong> sans enfants, sans conjoint(e), sans exigences, même envers vous-même : ne      vous obligez pas à faire quelque chose d’important. Parfois être chez soi      avec une tisane, un mot croisé et de la musique est juste ce qu’il faut.</li>
<li><strong>Ne vous obligez pas à donner      une réception parfaite</strong>. The devil is in the details. Dans ce cas-ci      ça peut devenir “l’enfer”de vouloir tout prévoir à la perfection. Les      personnes que vous recevez viennent d’abord passer du bon temps avec vous.      Vous pouvez leur transmettre que vous les estimez de toutes sortes de      manières.</li>
<li><strong>Planifiez sans tout tenter      de contrôler.</strong> Des      vacances sans imprévus sont parfois trop contraignantes et cela porte aux      conflits. Gardez-vous des moments pour des activités spontanées avec votre      entourage.</li>
<li><strong>Aux personnes qui sont moins      près de vous, dites ce que vous voulez qu’ils sachent, pas plus.</strong> Avertissez vos proches      d’être discrets sur certains sujets que vous ne souhaitez pas voir abordés      avec votre tante-qui-aime-un-peu-trop-les-potins-familiaux. Préparez des      sujets neutres à l’avance.</li>
</ul>
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		<title>Comment aider sans tout donner ?</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 20:35:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Petits conseils de psy]]></category>
		<category><![CDATA[Aidant naturel]]></category>
		<category><![CDATA[Liens utiles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Comment aider sans tout donner de soi ? C’est une question à laquelle il est très difficile de répondre pour une personne qui aide un proche gravement malade ou en fin de vie. Ceux qu’on appelle les “aidants naturels”, parce qu’ils ne sont pas rémunérés pour aider.</p>
<p>Ces personnes en aident une autre (enfant, mère, père, conjoint(e)) <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://isabellebinet.com/?p=59">Comment aider sans tout donner ?</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comment aider sans tout donner de soi ? C’est une question à laquelle il est très difficile de répondre pour une personne qui aide un proche gravement malade ou en fin de vie. Ceux qu’on appelle les “aidants naturels”, parce qu’ils ne sont pas rémunérés pour aider.</p>
<p>Ces personnes en aident une autre (enfant, mère, père, conjoint(e)) par générosité, par amour ou même par devoir. Peu importe leurs raisons de le faire, il est très éprouvant de vivre auprès d’une personne qui dépend totalement, de jour comme de nuit, des soins qu’on lui accorde. D’ailleurs, 25% des aidants naturels souffriraient de dépression selon le <a href="http://www.reseauentreaidants.com/">Réseau entre-aidants</a> qui lance sa campagne “Pas des superhéros”.</p>
<p>Soutenir une personne malade ou en perte d’autonomie dans son quotidien, c’est lui faire à manger, la laver, la peigner, veiller à sa sécurité et à la divertir, répondre à ses demandes, etc. Cela, en plus d’être fatigant, donne très peu de place pour les besoins personnels de la personne qui aide. Peu de temps pour s’assoir et lire tranquillement, faire une promenade sans but, prendre un café avec un ami. L’aidant se sent responsable du bien-être de l’autre, et peut perdre par la même occasion la mesure de son propre bien-être. C’est ce qui peut entrainer l’épuisement le plus insidieux, la fatigue émotionnelle et affective, ainsi que le sentiment d’être isolé, voir délaissé.</p>
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